Je me souviendrai de mon premier automne, aux feuilles d'un rouge si intense accompagnées de ciel parfois tellement bleu. Je me rappellerai des batailles dans les bancs épais de neige sur les bords des rues, et m'être gelé le nez en patinant au Vieux-Port. Je reverrai la première "sloche" quand, en attendant le "véritable" printemps, j'ai appris à tolérer la boue qui envahit Montréal. Et je sourirai toujours au début de juin, lorsqu'enfin à Montréal, tout le monde pourra se mettre en sandales dans les parcs. J'ai appris à accepter avec sérénité ce que peut bien nous lancer la nature en vivant ici, au Québec.
Il y aura surtout toutes ces choses que je ne réalise pas encore: ces choses que j'ai fini par prendre pour acquises, parce que cela fait quatre ans, et dont je n'apprécierai la valeur que lorsque j'en serai loin. Montréal existe dans mon coeur, et il y aura encore, dans 20 ans, dans 30 ans, une partie de chaque personne rencontrée cachée au fond de moi.
Mais je pars pour reconnaître et redécouvrir mon pays, toutes ces choses et ces personnes qui sont une partie de moi aussi. Et il ne faut jamais dire jamais ...
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